Samedi matin, 6 mars. Nous partons pour Toronto tel que prévu pour accueillir Marjorie à sa descente d'avion demain matin. Hier François lui a parlé au téléphone moins d'une minute. L'armée chilienne devait leur émettre un laisser-passer pour sortir de Conception à l'aube ce matin, pendant le couvre-feu, et prendre la route de Santiago vers l'aéroport. Des milliers de gens veulent quitter Conception pour toutes sortes de raisons, mais il ne reste qu'un pont et il est endommagé. Alors, dès la fin du couvre-feu à midi, les voitures s'agglutinent sur la route qui mène à ce pont et l'attente devient insupportable. Munis d'un laisser-passer, Martin espère traverser ce pont sans encombre et filer vers Santiago, avant la levée du couvre-feu. Nous gardons l'espoir.
Et hier soir, on nous confirme de deux sources différentes que le vol Santiago/Buenos Aires/Toronto a bien décollé de Santiago avec seulement une heure de retard. Un autre motif pour garder espoir et entreprendre le voyage en voiture vers Toronto. Nous ne saurons que ce soir si l'avion a décollé et si Marjorie est passagère. Il faudra attendre dimanche soir pour lire le prochain message, à moins que je trouve un ordinateur sur notre route.
Gardons espoir, la journée s'annonce magnifique, du moins ici dans ce coin de pays.
samedi 6 mars 2010
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Je croise les doigts avec vous!
RépondreSupprimerBon courage!
bonne route à Ann et François et surtout bonne route à Marjorie!